V · Assilah

Assilah : un pied-à-terre atlantique à moins de 2 MDH

Pourquoi les acheteurs de Rabat et de Casablanca se tournent vers la médina blanche — et ce qu'il faut regarder avant d'y investir pour du locatif saisonnier.

11 · I · 2026 Par Isabelle 6 min de lecture
Ruelle bleue et blanche d'Assilah

Assilah n'est pas Tanger au rabais. C'est une autre géographie, plus lente, plus atlantique, avec son propre marché et ses propres acheteurs — notamment des Casablancais qui viennent s'y reposer trois week-ends par mois.

Le budget d'entrée à Assilah est sensiblement plus bas qu'à Tanger. Une maison de médina de 90 à 110 m² sur deux niveaux, avec terrasse sur les remparts, se négocie entre 1,4 et 2,3 MDH. Pour un appartement neuf dans les programmes en bord de plage au sud d'Assilah, les T2 commencent à 1,1 MDH et les T3 vue mer à 1,6 MDH.

Locatif saisonnier : la vraie économie du pied-à-terre

Les deux mois de juillet-août à Assilah génèrent, bon an mal an, entre 45 000 et 85 000 DH de revenus locatifs sur une maison de médina correctement tenue. Les week-ends de printemps et d'automne ajoutent 20 000 à 35 000 DH. Annualisé, cela couvre les charges, la taxe d'habitation et une bonne partie de la maintenance — sans rogner sur le droit d'occupation personnelle.

C'est l'un des rares endroits du Maroc où un pied-à-terre se finance partiellement par sa propre location.

Les deux quartiers d'Assilah à distinguer

La médina historique (à l'intérieur des remparts portugais) concentre le charme, la lumière, les maisons traditionnelles. C'est là que l'on achète pour la beauté du lieu et la plus-value patrimoniale.

Le sud d'Assilah (Marbella, Ryad Al Andalouss) regroupe les résidences neuves avec piscine, sécurité, accès direct à la plage. C'est là que l'on achète pour le rendement locatif saisonnier ou une résidence secondaire familiale.

Tanger · 11 · I · 2026 — Isabelle